mercredi 26 août 2026

Traumatisme psychologique : pourquoi certains se relèvent et d’autres restent marqués à vie ?

 

 

Un événement traumatique peut bouleverser profondément une personne et laisser des traces bien au-delà du moment vécu. Pourtant, face à une même épreuve, les réactions psychologiques peuvent être très différentes : certaines personnes parviennent progressivement à retrouver leur équilibre, tandis que d’autres développent des troubles anxieux, dépressifs ou un état de stress post-traumatique durable. Pourquoi certaines personnes parviennent-elles à surmonter un traumatisme alors que d’autres restent durablement marquées ? Quels facteurs influencent la capacité à se reconstruire après une telle épreuve ? Éclairage du Dr Bernard Corbel, psychologue.

« Un traumatisme psychologique résulte d’un choc qui vient activer les mécanismes de survie du cerveau. Il survient notamment lorsqu’il existe une disproportion entre le besoin légitime de se sentir en sécurité dans son environnement et la survenue brutale d’un événement vécu comme une menace, avec le sentiment d’une mort imminente, réelle ou symbolique. Face à ce type de situation, le cerveau peut notamment déclencher des mécanismes de survie tels que la sidération ou la dissociation. Les traumatismes peuvent être liés à différentes expériences, parmi lesquelles les viols, les abus, la maltraitance durant l’enfance ou à l’âge adulte, notamment dans le cadre des violences conjugales, mais aussi la négligence émotionnelle grave, le harcèlement scolaire ou professionnel prolongé et l’emprise sectaire », explique le psychologue.

Et d’ajouter que « certains événements, plus rares mais particulièrement intenses, comme les catastrophes naturelles, les guerres, les attentats ou encore les persécutions sociales, peuvent également laisser des séquelles profondes. Enfin, le fait d’être témoin impuissant d’un drame peut, lui aussi, provoquer un traumatisme aussi profond que celui vécu par la victime directe, auquel peut s’ajouter un sentiment de culpabilité durable. Cela concerne notamment les enfants, les secouristes, les professionnels de santé ou encore les soldats confrontés à des situations dramatiques ».

D’après le Dr Bernard Corbel, « les principaux signes sont des flashbacks, des cauchemars et des souvenirs envahissants qui font revivre à répétition l’événement au présent. Le sujet devient littéralement phobique par rapport à certains éléments de sa perception qui vont activer sa mémoire traumatique ».

« Comme avec toute phobie, on retrouve l’évitement des situations susceptibles de lui faire du mal. Il ne peut pas se raisonner : ce sont des automatismes mentaux qui se sont mis en place et constituent une forme d’hypervigilance. Fréquemment, la personne éprouve un sentiment de honte. À signaler également, une modification durable de la vision du monde et de soi », détaille l’expert.

Face au même choc, pourquoi certains se reconstruisent-ils alors que d’autres restent durablement marqués ?

« Il faut tout d’abord souligner que les différences de réaction face à un événement violent ou profondément déstabilisant ne relèvent ni d’un manque de volonté ni d’une quelconque “faiblesse” de caractère. Les circonstances susceptibles de provoquer un choc traumatique sont complexes et difficiles à expliquer. Un traumatisme peut toucher n’importe quelle personne dès lors que certaines conditions sont réunies : le caractère soudain et inattendu de l’événement, l’impossibilité de fuir ou de se protéger, ainsi que le sentiment d’une mort imminente, réelle ou symbolique. Plusieurs de ces éléments peuvent notamment renvoyer à ce que l’on appelle la dissonance cognitive », explique le Dr Bernard Corbel.

« Néanmoins, il faut prendre en compte le fait qu’une personne déjà traumatisée, au regard de son parcours biographique, va augmenter sa sensibilité si elle n’a pas opéré de résilience. Enfin, un aspect fondamental est l’environnement sémantique autour de l’événement. Les personnes elles-mêmes en état de choc émotionnel vont démultiplier le traumatisme. Des personnes calmes et rassurantes vont amortir le traumatisme et en diminuer l’intensité et la portée », souligne le psychologue.

Quand faut-il consulter et quelles prises en charge au Maroc ?

« Au Maroc, l’offre de soins repose sur le secteur public, services de psychiatrie des CHU, centres de santé mentale (CSM) et hôpitaux régionaux, complété par certaines associations et lignes d’écoute, ainsi que sur les cabinets privés de psychiatres et de psychologues cliniciens, spécialisés dans le traitement des troubles traumatiques », explique l’expert.

Et de conclure : « il est primordial de consulter un professionnel de santé mentale lorsque les symptômes deviennent persistants et commencent à affecter le quotidien. Une prise en charge est notamment recommandée en cas de reviviscences traumatiques, d’angoisses aiguës, d’attaques de panique ou d’insomnies sévères et prolongées. Elle devient également nécessaire lorsque la personne éprouve une incapacité à travailler, un désinvestissement de la vie familiale, un repli sur soi ou une perte totale d’intérêt pour les activités habituelles. Enfin, l’apparition de comportements à risque ou de pensées suicidaires constitue un signal d’alerte majeur nécessitant une consultation rapide ».

mardi 18 août 2026

Les figures du diable et de l'amour

 

D'un point de vue archétypique, l'amour est quelque chose de fondamental qui renvoie à la protection et au soutien entre les humains et en particulier des adultes vis-à-vis des enfants. L'amour, la valeur morale suprême, qui libère de la pulsion de meurtre. Sans l'amour et sans nécessité d'aimer, l'être humain est livré à la pulsion meurtrière. Il peut tuer pour se nourrir sous toutes les formes du mot, dépouiller le prochain de ses biens, de son argent, de sa chair, et en manger les enfants (nettement plus tendres que les vieilles carnes).


Lorsque, dans certaines folies, cette valeur d'amour est rompue et que les personnes se livrent alors à fond à leur égocentrisme, leur égoïsme et qu'ils éprouvent une indifférence froide pour le prochain, fut-il un enfant, on peut dire qu'ils se sont libérés des derniers remparts de la morale et qu'ils sont devenus des ogres et des figures du démon ou du diable. Il est probable qu'ils éprouvent alors un sentiment de toute puissance, étant libérés de toute entrave, n'ayant plus alors aucun frein à leur pulsion de meurtre. Certes, ces êtres sont divisés mais surtout ils sont possédés par leur part obscure de manière définitive. 


Les enfants ne se trompent pas qui, malheureusement, croisent parfois la route de ces prédateurs, et qui dessinent alors, spontanément, des figures du diable : celui qui est capable de séduire tout en ayant aucun sentiment. Le sourire du diable est celui de la perversion et de la manipulation, tel est l'archétype : le pouvoir et la folie égocentrique de l'action libérée de la nécessité de l'amour.


Cela pose la question des troubles narcissiques qui, d'une façon inconsciente, se sont affranchis de la valeur morale de l'amour. S'ils n'ont pas d'empathie, c'est justement à cause de cela.




Bernard Corbel, août 


2026

lundi 9 juillet 2018

Extraits du passage de Bernard Corbel sur Luxe Radio dans l'émission Avec ou sans parure "Psy, un métier à risque ?" + émission entière avec les passages complets de tout les intervenant

Extraits du passage de Bernard Corbel sur Luxe Radio dans l'émission Avec ou sans parure "Psy, un métier à risque ?" 






+ émission entière avec les passages complets de tout les intervenants


lundi 21 mai 2018

2ème partie de la Conférence de Bernard Corbel sur "Le processus thérapeutique pour une restructuration psychique"

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2ème partie de la Conférence de Bernard Corbel sur "Le processus thérapeutique pour une restructuration psychique"



Mardis Psychothérapie

Bernard Corbel, Psychologue: Mardi 27 mars à 19h:00

“Le processus thérapeutique pour une restructuration psychique”.

IMPI
Immeuble Romandie 1, Angle Bir Anzarane et Ibnou Sina, 11ème étage, Bureau 163 (Face à l'ascenseur).

Accès libre

lundi 14 mai 2018

1ére partie de la Conférence de Bernard Corbel sur "Le processus thérapeutique pour une restructuration psychique"

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1ére partie de la Conférence de Bernard Corbel sur "Le processus thérapeutique pour une restructuration psychique"



Mardis Psychothérapie

Bernard Corbel, Psychologue: Mardi 27 mars à 19h:00

“Le processus thérapeutique pour une restructuration psychique”.

IMPI
Immeuble Romandie 1, Angle Bir Anzarane et Ibnou Sina, 11ème étage, Bureau 163 (Face à l'ascenseur).

Accès libre


dimanche 25 mars 2018

Conférence : “Le processus thérapeutique pour une restructuration psychique"



Next aux Mardis Psychothérapie

Bernard Corbel, Psychologue: Mardi 27 mars à 19h:00

“Le processus thérapeutique pour une restructuration psychique”. 

IMPI
Immeuble Romandie 1, Angle Bir Anzarane et Ibnou Sina, 11ème étage, Bureau 163 (Face à l'ascenseur).

Accès libre

samedi 3 mars 2018

L'équilibre mental (FAQ)

1) L'équilibre mental, c'est quoi au juste ?
La question est très interessante car je pense qu'il faut bannir le terme de "personne normale" dans le langage courant. L'équilibre mental est beaucoup plus imagé et plus précis à la fois. Suis-Je une personne équilibrée ?  L'équilibre mental c'est le fait de se sentir à l'aise à l'intérieur de soi et avec les autres, en même temps le fait que les autres se sentent bien avec vous. Lorsque vous êtes en situation d'équilibre intérieur vous vous sentez créatif, satisfait de vos idées et capable de traiter les différents problèmes de la vie à votre avantage et à celui des autres. Généralement, votre confiance en vous est bonne et simultanément vos proches vous font confiance et vous témoignent en retour leur amitié ou leur amour. 

mercredi 27 septembre 2017

Conférence l'efficacité de la psychothérapie intégrative"

  

Mardi 03 octobre, 19h
Conférence Bernard Corbel Psychologue
Institut marocain de Psychothérapie Integrative
IMPI : Romandie A, angle Bir Anzarane et Ibnu Sina, 11ème étage, n°163
Tél 0 663-167428
- Deux études de cas avec pour objectif de démontrer l'efficacité de la psychothérapie Integrative
Nous tâcherons d'aborder, chemin faisant :
- Ce qui se qui se passe dans les cerveaux du patient et du thérapeute.
- Ce qui définit la posture du thérapeute
- Les enjeux relationnels patient-thérapeute

vendredi 24 mars 2017

Voyage en enfance


Un thérapeute, outre ses qualités culturelles et psychologiques, doit comprendre exactement de quoi et comment souffre une personne, et se constituer une représentation valide du processus de sortie de crise de celle-ci et de réalisation de ses attentes dans la vie.

samedi 2 avril 2016

Ma déontologie scientifique de clinicien

Si la recherche expérimentale nécessite de créer des  compartiments, par exemple la psychologie dynamique et la psychologie cognitive, en tant que praticien, il s'impose à moi d'être non pas spécialisé dans une méthode mais au contraire d'être l'adepte de plusieurs en gardant l'esprit libre et intuitif dans l'exercice avec le patient.
Particulièrement, je trouve regrettable que parfois les TCC fassent l'impasse sur la donnée de fait que ce que nous sommes à un moment t de notre vie est d'un pointe de vue dynamique un condensé de ce que nous avons été et avons vécu aux différents stades du développement de notre personne : notre enfance, à beaucoup d'égards, a modelé notre destinée comme une roue du karma.